Le 8 février 2026, à l’issue du deuxième tour de l’élection présidentielle, le Portugal a échappé à l’extrême droite.
Le candidat de centre‐gauche António José Seguro l’a en effet emporté largement (66,8%) face au candidat d’extrême droite, André Ventura (33,2%). Il succède à Marcelo Rebelo de Sousa, conservateur à la tête du pays depuis 2016.
L’élection était plus serrée que d’habitude, car c’est la première fois depuis 1986 qu’un second tour est nécessaire. Le premier tour avait déjà donné tort aux sondages qui annonçaient André Ventura vainqueur. Les violentes tempêtes qui ont ensuite sévi dans le pays entre les deux tours ont mis en évidence le fait que le Portugal était vulnérable aux changements climatiques, et mal préparé à celà, ajoutant encore un facteur d’incertitude face à l’issue du scrutin.
Le rôle de président au Portugal ne comporte aucune fonction exécutive, il est convoqué en cas de crise et peut choisir de dissoudre le Parlement et convoquer des élections législatives. L’élection a davantage mobilisé les Portuguais‐es, avec une participation en hausse de 12,8% pour atteindre les 53%, taux le plus élevé depuis 40 ans.
Si le Portugal échappe donc à l’extrême-droite pour cette fois, son accession au second tour témoigne de sa montée significative, signant ainsi son meilleur score à une présidentielle et demeurant la première force d’opposition du pays. Sa menace continue de planer, et ses idées continuent de progresser dans les débats publics et parlementaires. La cohabitation s’annonce tendue et risquée pour la suite.



