En Inde, les hijras et les femmes trans prises entre le feu de l'extrême droite et l'orientalisme du Nord

, Numéro 19

Le 25 mars dernier, le parlement indien a voté une loi créant une commission médicale pour l’obtention d’un certificat d’identité pour les personnes trans, et pour celles qui veulent recourir à des traitements ou opérations d’affirmation de genre. La loi rencontre une vive opposition des organisations LGBTI locales. Ce texte vient modifier le Transgender Persons (Protection of Rights) Act de 2019, qui avait accordé quelques droits aux communautés traditionnelles hijras et aux trans.Depuis les pays du Nord, cette nouvelle apparaît comme un choc pour une nation perçue comme très ouverte sur ces questions, une des premières à reconnaître le « troisième genre », et où, à travers l’exemple des hijras, les personnes trans existeraient depuis toujours. Mais, en pratique, si la loi de 2019 créait la possibilité de faire reconnaître par l’État qu’une personne était trans, elle forçait le plus souvent ces dernières dans une stigmatisante troisième case, puisqu’elle conditionnait l’accès à…

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Cet article a été publié dans un numéro papier de Parti des femmes.

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