Palestine : Israël franchit une nouvelle étape pour anéantir l'espoir d'un avenir pour Gaza

, Numéro 25

(3450 – 3600)

La nouvelle commission d'enquête internationale mandatée par le Conseil des droits de l'homme et des Nations unies dénonce Israël pour son ciblage délibéré sur les enfants palestinien‐nes à Gaza et en Cisjordanie. Le rapport accuse l'Etat hébreu de crime contre l'humanité pour extermination, persécution et torture du peuple palestinien. Avant le 7 octobre, la moitié de la population gazaouie était composée de mineur‐es de moins de 18 ans. Entre le 7 octobre 2023 et le 7 octobre 2025, les enfants ont constitué 30 % des personnes tuées et 26 % des personnes blessées. La commission alerte : Israël tire délibérément sur les enfants palestinien‐nes, et cause l'anéantissement du système d'éducation et de santé à Gaza. Jusqu'à ce jour, 97% des écoles ont été détruites ou endommagées. Les services de néonatologie et de maternité sont soit ciblés par les frappes ou forcés à évacuer, laissant derrière eux des nourrissons encore en incubateurs. Dans l'hôpital Al‐Nasr, les corps de quatre bébés décomposés ont été retrouvés encore rattachés aux machines de soins intensifs.

Malgré les différentes négociations, les violences ont augmenté depuis le cessez‐le‐feu d'octobre 2025. Les colons humilient et torturent impunément les palestinien‐nes en Cisjordanie. La commission d'enquête qualifie l'ampleur et le rythme des actes meurtriers commis contre les enfants à Gaza de « dans l'histoire moderne des conflits ». Un docteur participant à l'enquête résume : « L'essence même de l'enfance a été détruite ». La commission d'enquête internationale comprend de nombreux témoignages dont la tristement célèbre histoire de la petite Hind Rajab tuée à 5 ans et demi, au téléphone avec le Croissant‐Rouge palestinien, par un tank israélien. Le rapport montre que les forces armées israéliennes ciblent délibérément et systématiquement des enfants pendant des évacuations, dans des refuges et dans les zones qu'elles déterminent être sécurisées. Un second témoignage décrit un enfant visé par un sniper alors qu'il agitait un drapeau blanc. Dans un camp de réfugié‐es, un bébé de 10 jours est ciblé à la tête par un drone en tétant le sein de sa mère. La situation désastreuse menée par le blocus israélien et sa privation délibérée des objets indispensables à la survie d'une population cause entre autres une augmentation de 300% des fausses couches depuis juillet 2024.

Israël perpétue sa rhétorique raciste consistant à qualifier les enfants, et spécifiquement les jeunes garçons, de potentiels terroristes. « Gaza regorge de terroristes et chaque enfant qui y naît est déjà un terroriste, dès sa naissance » avait déclaré Nissim Vaturi, un membre de la Knesset. A partir des arrestations en masse de décembre 2023 à Gaza, les jeunes garçons en prison sont victimes de tortures sexuelles, d'humiliations filmées par les officier‐es israélien‐nes, de coups et tirs à l'arme. Il est impossible d'indiquer le nombre d'enfants détenu‐es tant que les autorités israéliennes refusent de coopérer avec la commission d'enquête.

La commission d'enquête internationale mandatée par l'ONU rappelle que « la guerre menée par Israël n'avait pas seulement pour but de vaincre le Hamas », mais bien l'anéantissement de tout un peuple. Alors comment se fait‐il qu'Israël extermine impunément une population sous nos yeux ? Comment est‐il possible de croire encore que ses crimes sont un programme de paix ? Comment soigner des traumatismes qui resteront ancrés en de nombreuses générations ? En plus de l'anéantissement de l'agriculture, du territoire, des infrastructures, l'anéantissement de la population et de ses enfants vise à priver la Palestine de tout avenir.

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