édito
Quand finira la honte
, Numéro 23

DcppcD, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Sous intense influence d’ONG conservatrices étatsuniennes, le Ghana a adopté au début de ce mois une des lois de pénalisation de l’homosexualité les plus sévères du monde. Cette dernière criminalise non seulement les rapports sexuels entre personnes de même sexe, mais punit aussi le plaidoyer et les activités de soutien aux droits LGBTI de 5 à 10 ans de prison. Le Ghana suit la voie du Sénégal, qui a doublé cette année les peines pour homosexualité, et du Burkina Faso qui criminalise pour la première fois de son histoire l’homosexualité depuis l’automne 2025. La fierté ne pèse pas aussi lourd sur toutes les épaules, elle n’est pas toujours possible. Cette année, les yeux affutés remarqueront d’autres discrétions : les entreprises, les agences onusiennes, les grandes industries culturelles se montreront moins volontaires dans leur pinkwashing. Et même sans avoir le capitalisme comme horizon politique, c’est une tendance qui donne le ton…
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Cet article a été publié dans un numéro papier de Parti des femmes.
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