Gérer la douleur

, Numéro 20

Peinture de Frida Kahlo représentant une femme avec une colonne grecque brisée à la place de la colonne vertébrale et des clous partout sur le corps.

La douleur est avant tout une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable. Physiologiquement, c'est le résultat d'un signal d'alarme activé par des récepteurs spécialisés du cerveau, les nocicepteurs. 

On distingue trois types de douleur : la douleur inflammatoire, liée à une sollicitation excessive, une lésion des tissus ou des maladies comme l'endométriose ou l'arthrose ; la douleur neuropathique, issue de lésions nerveuses, souvent ressentie comme des décharges électriques ; et la douleur centralisée, où c'est le système nerveux lui‐même qui amplifie des signaux normalement neutres, par exemple dans la fibromyalgie. Ces types peuvent coexister.

Ce que l'on ressent dépend de l'état émotionnel, du cycle hormonal, des normes culturelles, etc. La douleur n'est pas la même dans tous les corps, ni dans tous les contextes sociaux. Certaines drogues ou médicaments peuvent être utilisés pour soulager la douleur, mais la plupart créent de l’accoutumance : il faut en prendre de plus en plus pour obtenir le même effet.

Face à la douleur chronique, les mouvements de personnes handicapées ou malades ont développé des savoirs pratiques. Le pacing par exemple : il s'agit d'ajuster son rythme à ses limites réelles, avant d'atteindre l'épuisement, en visant la durabilité plutôt que la performance. Cela passe par des temps de repos réguliers, le fractionnement des tâches, l'alternance entre effort physique et mental, et l'apprentissage de signaux avant‐coureurs de la fatigue. 

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