Espagne : la crise du logement précipite des élections anticipées

, Numéro 30

Après le rejet de ses mesures sur le logement par le Parlement, Pedro Sánchez a convoqué des législatives le 29 novembre, au terme d'une semaine de forte mobilisation sociale. Le 2 octobre, les député-es ont rejeté deux décrets-lois destinés à protéger les locataires. Ils prévoyaient un bail à durée indéterminée, une baisse des loyers, l'expropriation des fonds jugés spéculatifs et l'arrêt des expulsions. Ces textes portaient le nom de Maricarmen, une Madrilène de 87 ans expulsée le 23 septembre après le rachat de son logement par une société d'investissement, qui voulait augmenter son loyer de 275 %. Elle est décédée ce 7 octobre. Cette expulsion a cristallisé un malaise. Le bail espagnol moyen dure cinq ans au maximum et les loyers grimpent chaque année. Le 3 octobre, des manifestations ont eu lieu à Madrid, à la Puerta del Sol, et dans des dizaines de villes. Dans la capitale, entre 70…

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Cet article a été publié dans un numéro papier de Parti des femmes.

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