« Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d’Israël et enterrons l’idée d’un État palestinien. » Tels sont les mots du ministre israélien Bezalel Smotrich, saluant les récentes mesures du gouvernement.
Le 15 février, ce dernier a acté une opération de régularisation des titres fonciers dans les zones sous contrôle israélien. Il s’agit de déclarer comme « propriété de l’Etat », les portions de terres dont le titre de propriété n’est pas clairement établi. En imposant ses propres normes administratives et juridiques, Israël s’octroie ainsi le droit d’expulser de nombreuses familles palestiniennes de chez elles.
Les 40% du territoire où l’Autorité palestinienne détient encore supposément des pouvoirs, sont également concernés. Le 8 février, le gouvernement a acté l’abrogation d’une loi datée de 1967, qui interdisait aux citoyens non arabes d’y acheter directement des terres. Désormais, ces derniers pourront construire, sans avoir à s’enquérir de l’autorisation des administrations municipales palestiniennes.
En parallèle, les raids et les démolitions s’intensifient. Le 20 février, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont annoncé que leurs unités avaient arrêté environ 100 « Palestiniens recherchés ». Les Palestinien-nes de Cisjordanie font également face au harcèlement constant des colons : maisons brûlées, agressions physiques, meurtres et oliviers arrachés.
À l’expansion coloniale en Cisjordanie, occupée illégalement par Israël depuis 1967, s’ajoute celle à Gaza. Depuis le cessez-le-feu signé en octobre 2025, l’enclave a été divisée en deux par une ligne jaune qui est progressivement déplacée, confinant les Gazaouis dans un espace sans cesse réduit.
