La méritocratie

, Numéro 4

Tandis que le gouvernement promet l’austérité sans toucher aux plus riches, les discours contre « l’assistanat » refont surface. Pour justifier les coupes budgétaires dans les dépenses publiques, on dénonce le « pognon de dingue » dépensé dans les aides sociales. Dès lors, les bénéficiaires de ces aides ne vivraient qu’en ponctionnant les impôts des travailleur-ses et des plus riches. Cette conception fallacieuse, relève d’une idée bien ancrée dans l’imaginaire collectif : la méritocratie. Théorisée dans les années 1950 par le sociologue britannique Michael Young, cette idée selon laquelle la richesse est le fruit de l’effort personnel permet de justifier les inégalités sociales. En France, l’idéal républicain selon lequel chaque citoyen-ne aurait les mêmes chances grâce à l’école, occulte les nombreuses dynamiques de reproductions sociales. La sociologie de l’éducation, et notamment les travaux de Pierre Bourdieu et de Jean-Claude Passeron, ont démontré dès les années 1970 que la réussite scolaire…

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Cet article a été publié dans un numéro papier de Parti des femmes.

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